L’histoire
Gemens, Leveau et Mornes et des familles Cartallier, Leydier et Sibille.
Il est situé au lieu dit de l'Oeuvre à Pont-Évêque, terres que Jean
Cartallier loua à Denis Crapon à partir de 1850 et que l'un de ses fils,
Francisque, acheta en mai 1900.
Nous
savons qu'il a quitté avec sa famille la maison de l'usine de Leveau en
1853.
Ce délai correspond-il à la construction de la maison familiale ?
Claude,
son frère, meurt en 1852 dans « sa maison » et Jean le 9
mars 1865, à son domicile à Estrablin ?
(A cette époque, une partie de Pont-Evêque était encore
inclus dans Estrablin .)
La famille a-t-elle attendu d'être propriétaire des terres, en 1900,
pour construire leur demeure ?
D’après Madame Guillermard (une descendante) elle fut construite vers 1870 et fut le
siège de plusieurs malheurs.
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La
maison accueillait beaucoup de membres de la famille et d'amis et logeait
du personnel, dont une préceptrice qui dormait et enseignait dans la chambre
du rez de chaussée; les employé(e)s de maison logeaient au 2 ème étage.
Lors de sa visite, madame Guillermard a évoqué ses joies d'enfant dont
faire virevolter ses robes sur les bouches de chauffage central ou faire
enrager la bonne en jetant les vêtements du deuxième étage; les autres gens
de maison habitaient dans les locaux maintenant en face du parc (dans le
terrain de l'usine de la Gère).
La
famille aimant les chevaux un hippodrome d'entraînement occupait la place
actuelle du potager et l'aire de jeux de
la copropriété. Calor
occupe actuellement la place
de l'hippodrome de compétition.
En
1932, René Sibille racheta tous les biens industriels des Cartallier et
la maison.
Il y recevait déjà leurs clients qui étaient très honorés et très sensibles
à cette générosité.
Madame René Sibille la nomma "
la cristagère" , nom faisant allusion au papier de cristal
(leur principale production) et à la Gère ( l’une des anciennes
limites de la propriété). |
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La famille Sibille
aimait aussi les chevaux; certains arrivaient d'Angleterre
par avion.
Il y avait un potager et une ferme attenante à
la propriété. Les
légumes
et le beurre
excédentaires étaient envoyés par train au domicile parisien
de Monsieur et Madame Sibille.
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A l’automne1996, l’entreprise familiale finlandaise AHLSTROM racheta, à
son tour, l’ensemble des papeteries, le Centre de Recherche et toutes les
propriétés attenantes aux usines.
Le
groupe décida alors de rénover la maison de Pont-Évêque pour accueillir
ses cadres et créa un "club house :
La Villa" ;
la firme étant implantée dans de nombreux pays ceci permettait de recevoir
les collaborateurs d'un autre site ou leurs clients et fournisseurs avec
égards.
La décoration de la
maison fut confiée à un professionnel, des cuisines professionnelles
installées et onze chambres très confortables aménagées.
Le terrain de tennis, le parc et la piscine de taille municipale existaient
déjà et auraient demandé un entretien plus important.
La vente des 2/3 des terrains à un promoteur immobilier (où fut construit
le lotissement «Le parc du Château») permit de couvrir les frais des travaux intérieurs.
Comme beaucoup de sociétés, Ahlstrom souhaitant recentrer ses investissements,
mis en vente, en 2003, "La Villa" uniquement.
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C'est une famille non
papetière ( les Plas) qui s'en porta acquéreur en Janvier 2004
.
Ignorant l'ancienne appellation
'la Cristagère', les Plas nommèrent la maison 'Manoir des Forges'
puisqu'elle se trouve dans l’ancien quartier des forges des frères Frèrejean. (Ils trouvèrent l’appellation usuelle des épiscopontains
'château Sibille' un peu trop pompeuse).
Récemment, nous avons appris que les descendants de Louis Leydier
appelaient la demeure: 'la Grande Maison'.
>L'activité Chambres d'hôtes
commença en Juillet 2004
.
Pour connaître l'évolution
du Manoir, nous vous proposons de consulter son blog.
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