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C'est un phénomène naturel intermittent d'inondation de
la plaine qui se manifeste surtout d'Estrablin à Artas et au nord
de la plaine de la Sévenne à Luzinay et Chuzelles.
Il a lieu tous les cinq à sept ans et consiste en une vaste inondation
de la plaine par émersion de la nappe phréatique souterraine
qui se met à recouvrir champs et prés.
Le phénomène s'explique par la présence, dans les
vallées de la Vésonne, de l'Ambalon et de la Gère,
d'une nappe de cailloutis au-dessus de substratum molassique imperméable.
Cette nappe qui peut atteindre 30 m d'épaisseur stocke les eaux
d'infiltration des vallées et collines environnantes, elles-mêmes
couvertes de sable, graviers et cailloutis déposés par les
glaciers.
Les eaux infiltrées s'écoulent vers l'ouest, vers le confluent
Gère-Vésonne, mais sont alors bloquées par le granit
imperméable qui surgit aux abords de Vienne, de sort qu'elles restent
en une énorme nappe souterraine, dont la gère n'en écoule
qu'une partie.
Quand l'hiver et le printemps ont été humides, le sous-sol
est gorgé d'eau et celle-ci apparaît en différents
points de la vallée, inondant champs et prés, parfois pendant
plusieurs mois.
Ce séjour prolongé de l'eau était accompagné
d'une fièvre dont on se rappelle à Estrablin.
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